Titre

Chapelets et rosaires : un exemple d'ordination des vertus dans la littérature médiévale

Auteur GILDAS ROUX
Directeur /trice Yasmina Foehr-Jansens
Co-directeur(s) /trice(s) Olivier Collet
Résumé de la thèse Si les dits énumératifs « à liste » ont déjà été bien étudiés, ceux dont la structure repose sur une énumération « ordinale » et hiérarchisée n’ont quant à eux pas encore fait l’objet d’une étude de grande ampleur ; ils sont pourtant abondants dans la littérature médiévale, en particulier dans le champ allégorique où à l’énumération d’un ensemble défini et concret sont apposées parallèlement des considérations courtoises, morales ou exégétiques. Les poèmes « ordinaux » ont ceci d’intéressant qu’ils sont souvent intégrés dans la matrice d’autres poèmes plus amples, dans lesquels ils peuvent servir de parenthèse ou de pivot narratif. Notre thèse se propose d’étudier cette pratique « ordinale » dans un corpus bien précis et encore guère étudié de la littérature française médiévale : celui des chapelets et des rosaires. Ces titres, que l’on trouve tels quels dès le Moyen-Âge et qui pourraient autoriser une enquête d’ordre générique par rapport aux catégories littéraires qu’ils désignent, sont conférés à un ensemble de poèmes ou de textes prosaïques – dont les implications se situent dans des pans très différents de la littérature médiévale, comme dans les littératures courtoise (Chapelet des dames) ou didactique (Chapelet des princes), dans le cadre de la liturgie mariale (Chapelet à la Vierge Marie) ou dans celui des textes alchimiques (Rosaire des philosophes). Il conviendra par ailleurs de mener à bien cette recherche en gardant à l’esprit, comme hypothèse, qu’il existe probablement un lien très fort entre la nature « ordinale » des chapelets poétiques (p. e. Chapel des sept fleurs, Chapel des trois fleurs de lis, etc.) et la pratique, également énumérative et « ordinale », qui consiste à compter successivement, dans la matérialité de la simple dévotion, les grains de l’objet-chapelet en les associant à des prières. Le projet de thèse inclut, outre une partie théorique et analytique, une dimension plus éditoriale et philologique. De ce point de vue aussi, le corpus semble offrir des possibilités appréciables, puisqu’en ne considérant par exemple que les textes inédits intitulés, dès l’origine ou par la critique ultérieure, « chapelets », on peut constituer un corpus d’une vingtaine de textes au moins, inégaux en taille et en nombre de copies. Ce corpus se situe chronologiquement entre la deuxième moitié du XIVe s. et la première moitié du XVe s., l’une des sources principales étant le texte italien Fiore di virtù que l’on date entre 1310 et 1323.
Statut au début
Délai administratif de soutenance de thèse 2020
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