Information détaillée concernant le cours

Titre

La culture matérielle aux XIVe et XVe siècles. Les femmes et les objets.

Dates

31 mai-1er juin

Organisateur(s)

Diane Antille (UNINE),  M. Nicolas Bock (UNIL), Michele Tomasi (UNIL)

Intervenant(s)

Dir. d'études Etienne Anheim (EHESS, Paris), Nicolas Bock (UNIL), Prof. Brigitte Buettner (Smith College, Northampton), Murielle Gaude-Ferragu (Université Paris 13, Paris), Fabienne Pomel (Université Rennes 2), Brigitte Roux (UNINE,FNS), Michele Tomasi (UNIL)

 

 

 

Description

La compréhension et l'utilisation des notions de culture matérielle et de genre sont aujourd'hui déterminantes pour un doctorant en études médiévales. Pour cette raison, les deux journées d'études méthodologiques proposent de mettre au cœur de la réflexion l'objet médiéval des XIVe et XVe siècles envisagé sous le prisme féminin. L'étude d'un objet médiéval pose en effet plusieurs difficultés, en grande part relative à sa disparition physique. A quoi l'objet ressemblait-il ? Comment était-il utilisé? Qui était son possesseur? Comment a-t-il circulé ? Comment prenait-il part aux rituels? Quelle place a-t-il occupé au sein de la société considérée ? Enfin, qu'est-ce qu'un objet nous dit de son possesseur ou de son destinataire? Pour aborder ces questions, les intervenants invités issus du champ littéraire, historique ou de l'histoire de l'art, proposeront d'éclairer la biographie de l'objet par les textes –littéraires, comptables ou administratifs, les images et parfois les artefacts eux-mêmes. En se focalisant sur la culture matérielle relative aux cercles féminins, les intervenants montreront comment parler d'objets absents ayant de surcroît appartenus à une population dont les sources sont souvent plus rares et dont l'impact sur la société médiévale est encore minoré. Cet atelier aidera donc les jeunes chercheurs à relever deux défis majeurs: d'une part, manipuler des notions complexes mais incontournables au sein de l'académie; d'autre part, nourrir leur recherche d'une approche pluridisciplinaire pour répondre à la problématique d'un objet et/ou d'une population «absente». Afin d'offrir la plus grande expertise possible du sujet mais aussi une certaine diversité méthodologique, les intervenants conviés proviennent de hautes écoles et d'universités suisses et étrangères. Les doctorants pourront profiter plus individuellement de cet apport scientifique en présentant un point de leur recherche qui leur pose problème, a contrario d'un dossier conclusif qui ne favorise que rarement les discussions et n'aide guère les doctorants sur le long terme. Enfin, les doctorants auront aussi la possibilité de livrer un poster de leur recherche qui pourra être discuté de manière plus informelle avec les intervenants tout au long de la manifestation. L'activité cofinancée par la Cuso en Etudes médiévales et en Histoire de l'art est par ailleurs soutenue par l'Institut d'histoire de l'art et de muséologie de l'Université de Neuchâtel. En visant une activité de deux jours dans laquelle le doctorant est rapidement invité à se présenter, les présentes journées devraient favoriser tant le réseautage que la résolution de difficultés concrètes éprouvées par le doctorant au cours de sa recherche. L'activité vise le doctorant travaillant autant sur la culture matérielle ou le genre que celui dont l'objet d'étude est, ou a été, considéré comme mineur dans l'historiographie.

Lieu

Neuchâtel

Information
Places

20

Délai d'inscription 31.05.2018
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