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Titre

Douzièmes Rencontres internationales des Jeunes Chercheurs Médiévistes: "Un long Moyen Âge? Décloisonner la période médiévale"

Dates

9 -10 mars 2023

Organisateur(s)/trice(s)

Mme Julie Bévant, UNIGE ; Mme Clarisse Reynard, UNIGE ; M. Quentin Savary, UNIGE ; Prof. Thalia Brero, UNINE ; Prof. Estelle Doudet, UNIL, Mme Pauline Quarroz, UNIFR, Simon Gabay, Prunelle Deleville

Intervenant-e-s

 Prof. Magali Coumert, Université de Tours (FR), intervenants à confirmer

Description

Avec Jacques Le Goff, l'idée d'un « long Moyen Âge » est venue bousculer les limites temporelles usuellement établies par l'historiographie. Elle prend sa source dans les travaux de Fernand Braudel sur la périodisation, les temps de l'Histoire et la notion de « longue durée ». Depuis, les chercheurs et les chercheuses qui ont travaillé sur cette notion ont empiété tantôt sur l'Antiquité tardive, tantôt sur la période moderne. Cependant, cette idée provoque aussi des réticences, en particulier chez des historiens spécialistes de la Renaissance, comme Jean-Marie Le Gall.

L'objectif de ces Journées sera donc de questionner les pratiques, techniques, conceptions, mentalités, motifs, porteurs d'une ouverture et d'un « décloisonnement » tant en amont qu'en aval de ce qu'on a longtemps défini en négatif comme une époque intermédiaire. Cette mise en perspective est par nature interdisciplinaire et intégrera donc des communications relevant de domaines variés tels que l'histoire, l'histoire de l'art, la littérature, ou encore l'archivistique. Celles-ci se focaliseront sur des considérations de durée en rapport avec le Moyen Âge occidental. Ce colloque souhaite mettre au centre de ses réflexions plutôt l'ouverture temporelle que l'ouverture spatiale qui reste par ailleurs mieux traitée. Il ne vise pas non plus à interroger les représentations médiévales au sein du monde contemporain dans une perspective de médiévalisme, mais plutôt à rendre compte d'objets spécifiquement médiévaux qui transgressent les limites temporelles canoniques et regardent soit vers l'Antiquité soit vers la modernité.

Dans ce but, les communications pourront interroger ce qui fait que ces éléments de longue durée sont spécifiquement perçus comme des phénomènes « médiévaux ». Est-ce parce qu'ils naissent au Moyen Âge ou au contraire s'y achèvent ? Est-ce parce qu'ils présentent un aspect jugé « médiéval », que ce soit par les spécialistes ou un public plus élargi ?

La longue durée paraît induire des adaptations ou des transformations dans la continuité des pratiques ou des idées. Ces modifications sont-elles minimes ou conséquentes, fortuites ou réfléchies, temporaires ou définitives ? Devons-nous les considérer comme des points de rupture ou de simples évolutions, voire de transitions ? Ces évolutions, temps courts au sein du temps long, remettent en question la périodisation par siècle et les temps traditionnels de l'Histoire. C'est notamment le cas de l'« Antiquité tardive », qui peut s'étendre jusqu'au VIIIe siècle, et du « long XVe siècle », qui déborde sur la modernité. Qu'est-ce que ces notions viennent apporter à la perception « classique » des bornes temporelles du Moyen Âge ? Quels dialogues instaurent-elles entre les périodes ? Pouvons-nous les considérer comme des temps de transition ou comme des micro-périodes possédant leur propre cohérence interne ?

Ces Journées donneront lieu à une petite publication, qui consistera en un abstract élargi et qui sera mise en ligne sur une archive ouverte quelques jours avant le début des Journées d'étude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lieu

UNIGE

Information
Places

35

Délai d'inscription 23.02.2023
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